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Avantage en nature voiture de fonction 2026 : calcul, barème

Voiture de fonction 2026 : barème de l'avantage en nature (15 à 20 % à l'achat), abattement de 70 % pour l'électrique, calcul détaillé et cas concrets.

Avantage en nature voiture de fonction 2026 : calcul, barème
L'essentiel

Voiture de fonction 2026 : barème de l'avantage en nature (15 à 20 % à l'achat), abattement de 70 % pour l'électrique, calcul détaillé et cas concrets.

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Depuis l'arrêté du 25 février 2025, la mise à disposition d'une voiture de fonction coûte nettement plus cher en avantage en nature qu'avant, sauf pour les véhicules 100 % électriques. Le forfait applicable aux véhicules thermiques ou hybrides est passé à 15 % du coût d'achat pour un véhicule de moins de 5 ans, contre 9 % auparavant, soit une hausse de plus de 66 % pour l'employeur comme pour le salarié. À l'inverse, les véhicules électriques bénéficient d'un régime spécifique : un abattement de 70 % sur ce même forfait, plafonné à quelques milliers d'euros par an, et l'électricité de recharge fournie par l'employeur totalement exclue du calcul. Résultat : sur un même budget d'achat, l'écart d'avantage en nature entre une voiture de fonction thermique et électrique peut désormais dépasser le triple. Ce guide détaille le barème complet 2026, les deux méthodes de calcul autorisées et un exemple chiffré concret.


Le barème 2026 depuis l'arrêté du 25 février 2025

L'avantage en nature véhicule correspond à la valeur, réintégrée dans le salaire imposable et soumise à cotisations sociales, que représente la mise à disposition d'une voiture par l'employeur pour un usage personnel. Deux méthodes de calcul coexistent depuis toujours : le forfait, calculé sur le coût d'achat ou le coût de location du véhicule, et le réel, basé sur les dépenses effectivement engagées (amortissement, assurance, entretien, carburant).

L'arrêté du 25 février 2025 a unifié et durci le barème forfaitaire pour les véhicules achetés par l'employeur, applicable à tout véhicule mis à disposition depuis le 1er février 2025 :

SituationVéhicule ≤ 5 ansVéhicule > 5 ans
Sans carburant pris en charge15 % du coût d'achat10 % du coût d'achat
Avec carburant pris en charge20 % du coût d'achat15 % du coût d'achat

Pour un véhicule loué (LOA ou LLD), le forfait se calcule sur le coût global annuel de la location, assurance et entretien inclus : 50 % de ce coût sans carburant pris en charge, 67 % avec carburant. Dans les deux cas, une alternative existe : appliquer le taux le plus bas (15 % ou 50 %) puis ajouter les frais réels de carburant engagés par l'employeur, une option parfois plus avantageuse selon le kilométrage personnel réel du salarié.

Le durcissement du barème 2025 ne vise pas les véhicules électriques par hasard : c'est un signal fiscal assumé pour orienter les flottes d'entreprise vers l'électrique, dans un contexte où le parc automobile professionnel renouvelle historiquement plus vite que le parc des particuliers.

Analyse euromotor.fr d'après l'arrêté du 25 février 2025 (Légifrance)

Le régime spécifique des véhicules électriques

Voiture électrique en recharge dans un parking souterrain d'entreprise, câble branché

Pour tout véhicule fonctionnant exclusivement à l'énergie électrique, mis à disposition entre le 1er février 2025 et le 31 décembre 2027, deux mesures favorables s'appliquent cumulativement :

  • Un abattement de 70 % sur l'avantage en nature forfaitaire calculé selon le barème ci-dessus, plafonné à 4 582 € par an selon le texte de l'arrêté (valeur revalorisée à 4 641,60 € au 1er janvier 2026 selon les derniers barèmes sociaux publiés).
  • L'exclusion totale des frais d'électricité engagés par l'employeur pour recharger le véhicule, que ce soit sur une borne d'entreprise ou via le remboursement d'une recharge à domicile, quelle que soit la méthode de calcul retenue (forfaitaire ou réelle).

Pour la méthode réelle, l'abattement appliqué est de 50 %, plafonné à 2 026,30 € par an. Cette condition de faveur est elle-même soumise à une exigence précise : le véhicule doit respecter le score environnemental minimal ouvrant droit au bonus écologique, apprécié à la date de mise à disposition. Un véhicule électrique qui ne remplirait pas ce critère (assemblage hors Union européenne à faible score, par exemple) basculerait sur le barème de droit commun, sans abattement.

Un point mérite d'être clarifié car il piège régulièrement les gestionnaires de flotte : ce régime favorable est réservé aux véhicules exclusivement électriques. Un hybride rechargeable, même avec un score environnemental élevé et une autonomie électrique confortable en usage urbain, reste soumis au barème de droit commun sans aucun abattement, dès lors qu'il conserve un moteur thermique. La distinction se joue uniquement sur la motorisation, pas sur les émissions de CO2 homologuées ni sur l'éligibilité au bonus écologique.

Un dispositif distinct s'ajoute pour la recharge à domicile : entre le 1er janvier 2023 et le 31 décembre 2027, la mise à disposition d'une borne de recharge par l'employeur, ou la prise en charge de tout ou partie des coûts liés à son installation et son utilisation, bénéficie elle aussi d'une évaluation spécifique et favorable, distincte de l'avantage en nature véhicule proprement dit.


Calcul concret : thermique contre électrique

Prenons un exemple chiffré sur un SUV premium de moins de 5 ans, acheté par l'entreprise 70 900 € TTC (le tarif d'entrée de gamme d'un Audi Q6 e-tron après sa baisse de prix de mars 2026), sans carburant ni électricité pris en charge séparément.

ÉtapeVéhicule thermiqueVéhicule électrique
Coût d'achat retenu70 900 €70 900 €
Forfait de base (15 %)10 635 € / an10 635 € / an
Abattement électrique (70 %)Non applicable- 7 444,50 €
Avantage en nature retenu10 635 € / an3 190,50 € / an

Sur cet exemple, l'écart dépasse 7 400 € par an d'avantage en nature imposable, soit un montant qui pèse directement sur le salaire net imposable du salarié et sur l'assiette de cotisations sociales patronales. Pour un cadre imposé dans la tranche à 30 %, la différence d'impôt sur le revenu annuel liée à ce seul poste avoisine 2 200 €, sans compter l'économie de cotisations sociales pour l'entreprise. C'est un argument financier concret, rarement chiffré aussi précisément dans les comparatifs de flotte, qui vient s'ajouter aux arguments environnementaux habituellement mis en avant pour justifier le passage à l'électrique.

Pour un véhicule plus ancien (plus de 5 ans), le taux de base descend à 10 % côté thermique. Sur le même véhicule à 70 900 €, cela ramène l'avantage en nature thermique à 7 090 € par an. L'abattement électrique de 70 % continue de s'appliquer sur ce taux réduit : 7 090 € x 30 % (après abattement) = 2 127 € par an, un montant qui reste sous le plafond annuel. L'écart proportionnel entre les deux motorisations reste donc similaire d'une tranche d'âge à l'autre, même si les montants absolus diminuent avec l'ancienneté du véhicule.


Cas pratiques : leasing, borne à domicile, ce qui change pour le salarié

En LOA ou LLD, le calcul change de base

Pour une voiture de fonction en location plutôt qu'achetée directement par l'entreprise, le forfait se calcule sur le coût global de la location (loyers, assurance, entretien) et non sur un prix d'achat théorique. Le taux forfaitaire électrique après abattement 70 % s'applique de la même façon sur cette base locative, avec les mêmes plafonds annuels.

Ce que le salarié doit vérifier sur sa fiche de paie

L'avantage en nature apparaît sur le bulletin de salaire comme une ligne réintégrée dans le salaire brut, soumise aux cotisations sociales, puis dans le net imposable transmis à l'administration fiscale. Un salarié qui passe d'un véhicule thermique à un véhicule électrique de fonction doit s'attendre à voir cette ligne diminuer sensiblement dès le mois suivant le changement, un effet direct sur le salaire net perçu, distinct de toute négociation salariale.

Le régime électrique n'est pas acquis indéfiniment

Le dispositif favorable, abattement de 70 % et exclusion des frais d'électricité, s'applique aux véhicules mis à disposition jusqu'au 31 décembre 2027. Aucune prolongation n'a été annoncée à ce jour au-delà de cette date. Pour une entreprise qui planifie le renouvellement de sa flotte, ce calendrier mérite d'être intégré dans l'arbitrage : un véhicule électrique mis à disposition avant fin 2027 profite du régime favorable pour toute la durée du contrat, même si celui-ci se poursuit après cette échéance, sous réserve de confirmation par les textes d'application ultérieurs.

FAQ • Avantage en nature voiture de fonction
Les questions les plus posées
Quel est le barème de l'avantage en nature pour une voiture de fonction achetée en 2026 ?

Pour un véhicule thermique ou hybride de moins de 5 ans acheté par l'employeur : 15 % du coût d'achat par an sans carburant pris en charge, 20 % avec carburant pris en charge. Pour un véhicule de plus de 5 ans, les taux descendent à 10 % et 15 %.

Combien coûte réellement en avantage en nature une voiture de fonction électrique par rapport à une thermique ?

Sur un même prix d'achat, l'abattement de 70 % réduit l'avantage en nature électrique à un peu moins du tiers du montant thermique. Sur un véhicule à 70 900 €, l'écart atteint plus de 7 400 € par an, soit environ 2 200 € d'impôt sur le revenu en moins pour un salarié imposé à 30 %.

L'électricité pour recharger ma voiture de fonction à la maison compte-t-elle dans l'avantage en nature ?

Non. Les frais d'électricité pris en charge par l'employeur pour la recharge, à domicile ou en entreprise, sont totalement exclus du calcul de l'avantage en nature véhicule, quelle que soit la méthode retenue (forfaitaire ou réelle).

Quel est le plafond de l'abattement de 70 % pour un véhicule électrique de fonction en 2026 ?

L'arrêté fixe le plafond à 4 582 € par an en méthode forfaitaire (4 641,60 € après revalorisation au 1er janvier 2026), et à 2 026,30 € par an en méthode réelle avec un abattement de 50 %. Au-delà de ces montants, l'abattement ne s'applique plus à la fraction excédentaire.

Une entreprise a-t-elle intérêt à choisir une voiture de fonction électrique comme l'Audi Q6 e-tron plutôt qu'un SUV thermique pour limiter l'avantage en nature de ses cadres ?

Oui, l'écart est significatif même sur un véhicule premium au prix d'achat élevé : sur un SUV électrique à 70 900 €, l'avantage en nature forfaitaire retombe à environ 3 190 € par an après abattement, contre plus de 10 600 € pour un thermique de prix équivalent. Cet argument s'ajoute aux économies de TICPE et à l'exonération du malus au poids sur les véhicules électriques.

Le régime électrique de l'avantage en nature s'applique-t-il encore après 2027 ?

Le dispositif actuel (abattement de 70 %, exclusion des frais d'électricité) couvre les véhicules mis à disposition jusqu'au 31 décembre 2027. Aucune prolongation n'a été annoncée à ce jour ; les entreprises qui planifient un renouvellement de flotte ont intérêt à surveiller les textes d'application à venir sur ce point.

LS
Article rédigé par
Louis S.
Rédacteur — Actualités & Prix du marché
Louis scrute les marchés de l'occasion, les évolutions de prix et les tendances du secteur auto. Il contribue aux articles sur les bonnes affaires, les voitures les plus fiables et les comparatifs budget pour aider les acheteurs à ne pas surpayer.

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